Libellules du Puy de Dôme

Le we dernier, j’ai voulu tester mon nouveau zoom. Direction l’étang de Pulvériser, un lieu bien agréable préservé par la LPO. Il y a de nombreux oiseaux et en particulier des Grèbes Huppés que je rêve de photographier correctement, un peu comme Pascale sur son site « regards Naturalistes ». Bref, avec des étoiles dans les yeux, je me suis lancés. Bon, on crevait de chaud et même très tôt le matin, les oiseaux ne sont pas plus bêtes que les humains, ils se préservent aussi de la chaleur. Installé dans l’un des deux affûts en bois de l’étang, j’ai commencé ma longue et vaine attente… Et puis, au final, je me suis intéressé au jeu incroyable des libellules qui ne cessaient de virevolter devant moi. Au bout d’un moment, j’ai commencé à m’habituer à leur manège imprévisible et j’ai pu en distinguer certaines qui se posaient toujours sur une même branche au milieu d’une végétation d’herbe très dense. La première difficulté passée, leur repérage, il s’en est présenté une deuxième qui m’a fait perdre tout au long de cette séance de nombreuses photos qui, n’en doutons pas, auraient été les photos du siècle. Il n’y a qu’à regarder sur le net les photos des uns et des autres pour se rendre compte du chemin qu’il reste à parcourir 🙂 Il s’agissait en effet les yeux dans le viseur de l’appareil de retrouver la branche en question et donc la libellule dans le fatras d’herbes que j’avais devant moi. Il faut donc faire preuve de patience, lever le nez d l’appareil, prendre des repères mais malgré ces précautions, c’est parfois très difficile, j’ai zoomé, j’ai dézoomé, bref, j’ai fait comme j’ai pu.

Voici donc ci-après deux premières photos avec un ciel bleu et en arrière-plan. Elles font l’objet d’un premier post pour les isoler des autres séries en cours, plutôt sur fond de verdure. Un autre écueil est de trouver le nom des ces libellules toutes différentes. Et là, ce n’est vraiment pas simple. Il y a 72 espèces dans le Puy-de-Dôme dont 35 sont malheureusement menacées. Je pense que celle-ci est une Sympetrum jaune d’or. Enfin bon, aucune certitude évidemment. Je en suis pas vraiment proche mais on les distingue tout de même. Les autres photos à suivre sont plus proches.

J’ai aussi et quand même, à venir, quelques photos acceptables de Grèbes Huppés, une maman (ou un papa) avec son petit. La difficulté est que l’herbe haute qui borde l’étang empiète largement depuis l’an dernier sur l’eau. De fait, cela créé une zone de verdure qui positionne l’étang et donc les oiseaux, loin de l’affût. je me suis quand même régalé à les observer évoluer et c’est le principal. La maman a plongé à un moment et je ne l’ai même pas revue. Elle est sortie beaucoup plus loin à en croire la direction prise par le petit esseulé. Hors de question de tenter de m’aventurer plus près d l’eau sans dégrader ce que la LPO tente de préserver. A suivre donc dans un prochain post.

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This Article has 5 Comments

  1. Bonsoir Olivier. Ne jamais se dévaloriser, c’est pas comme ça qu’on avance, la confiance en soi aidant beaucoup dans plein de domaines, y compris celui de la photographie. Et les macros ou photos animalières plein pot ne sont pas forcément les plus belles. Je vois régulièrement des photos d’animaux pas très nettes que je n’aurais personnellement jamais osé poster. Ce qui compte est d’apprendre et pour apprendre il faut de la patience, regarder le travail des gens que l’on admire et apprécie et recommencer, et recommencer encore. Je ne suis pas personnellement fan des macros ENORMES qui tentent d’en mettre plein la vie, j’aime surtout regarder l’évolution de mes contacts en matière de photo et ma propre évolution et il faut du temps.
    J’aime bien ta photo 2, un joli contre-jour. Et pour les libellules, le matin alors qu’elles viennent de se réveiller est le meilleur moment pour les photos, avant qu’elles ne commencent à trop s’agiter. Je fais souvent les miennes vers 8 h du matin en cette saison, parfois 7 h 30 s’il fait très beau et très chaud.
    Courage, tu l’auras un jour, tu l’auras. LOL !

  2. Gaya Nature says:

    Bonjour Olivier,

    Si tu les as faites à main levée avec le 600mm, alors chapeau bas. Déjà moi avec le 400 (non stabilisé) j’en rate plein, j’ai donc décidé de m’acheter un trépied à défaut d’un abonnement de muscu car je rate trop de photos.

    Oui les libellules se reposent toujours sur le même brin d’herbe, c’est comme ça que j’arrive à les avoir, en faisant ma map sur la brindille et j’attend qu’elle revienne. 🙂

    J’ai hâte de voir la suite, en tous cas amuses-toi bien avec ton nouveau jouet! 🙂

    Bises et bonne journée

  3. Christine says:

    C’est si joli … lumière et couleur … J’adore …
    J’ai hâte de voir la suite 🙂
    Premiers essais très concluants Olivier
    Bises et belle journée à toi

  4. Dur, dur la photographie macro…tu sais quoi? moi je me suis converti dans les fleurs, plus facile (la paresse m’a envahie)
    bon dimanche Olivier

  5. Pascale MD says:

    Ici, c’est la libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata) très reconnaissable aux tâches de ses ailes (celle du ptérostigma plus celle au nodus) . En revanche, là je ne te dirai pas s’il s’agit du mâle ou de la femelle.
    Tu as déjà fait de superbes observations en remarquant que les Anisoptères (celles qui conservent les ailes écartées et sont plus grosses) reviennent souvent sur la même branche si tu ne les effraies pas. Les Zygoptères (plus petits) et qui en général (en dehors des Lestes) rabattent leurs ailes sur l’abdomen quand elles se posent, sont beaucoup plus imprévisibles.
    Je suis certaine que tu vas t’éclater et nous présenter de superbes séries.
    Merci de ce partage.
    Bises et merci d’avoir cité mon blog, j’en suis très touchée.


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