handball féminin: photos de la Coupe de la Ligue 2015

Handball féminin : Finalité de la Coupe de la Ligue 2015

 

 

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Fleury les Aubrais sur la plus haute marche du podium

Pour la première fois, la Ligue d’Auvergne de handball s’est vue confier l’organisation de la Coup de la Ligue de handball féminin. Au-delà de l’évènement et du titre, cette compétition est qualificative pour une place en Challenge Cup. Nonobstant mon passé de handballeur et le fait que l’AS Saint-Mandé dans lequel j’ai toujours joué est le meilleur club formateur de France, en tout les cas celui dont le rapport résultats-budget est le plus optimisé, avec très certainement l’un, voire le meilleur entraîneur que je connaisse, même s’il dira le contraire, cette Coupe de la Ligue était l’occasion de mettre à profit mon imagination photographique ou tout au moins de la parfaire. Rien que ça 🙂

Accréditation en poche, direction la Maison des Sports pour les premières demi finales vendredi 20 février, la première affiche proposant une confrontation entre Issy Paris et l’Union Mios Biganos et la seconde plus explosive entre Fleury les Aubrais, leader de la D1 féminine, et l’incontournable formation messine.

Mon expérience ne vaut que si elle comparée à l’attitude des pros spécialistes de la photo sportive présents ce soir. Il y a de nombreux sites qui expliquent comment régler son appareil en fonction du sport suivi. Loin de moi l’idée de récrire ces articles mais juste de faire part de mon expérience. Un côté plus pratique que théorique.

Première nécessité: récupérer son badge presse et le chasuble distinctif des photographes.

Puis direction, le terrain de sport. première interrogation : pourquoi ai-je mon sac avec moi et pas eux ? Vu le prix de matériel, hors de question que je le laisse hors de ma vue … Il restera donc avec moi au bord du terrain. En fait, on utilise toujours le même boitier avec un seul objectif. Le second objectif s’il y en a un, est monté sur un deuxième boitier. Ok cela suppose que j’en aie un second du même acabit que le premier. Juste impossible. ce sera donc un seul objectif que je changerai en fonction des moments, crois-je… Deuxième erreur. Le temps. C’est juste impossible d’arrêter l’action pour procéder au changement d’objectif. C’est impossible de courir vers son sac, changer l’objectif, ranger le précédent, refermer le sac, se repositionner. Et le tout en restant impassible et imperturbable. Y compris lorsque de retour et positionné, l’image que l’on avait en tête s’est évanouie. Et appelle à une autre idée, un autre changement… Faire avec ce que l’on a n’a jamais été aussi vrai.

Ce qu’il faut retenir, c’est le rapidité de prise de décision, la rapidité d’exécution.

Avant de commencer à prendre ses photos, il faut au préalable, régler son appareil. Et en premier lieu, la  température de couleur ? C’est juste incontournable. Au risque de voir les photos apparaitre toutes jaunes et hideuses. Et si on imagine avoir terminé ses réglages lors de l’échauffement, c’est sans compter avec l’éclairage plus intense proposé lors du démarrage du match. Pourquoi d’ailleurs ? Ce serait plus simple pour tout le monde, les joueuses et les photographes si l’éclairage définitif était le même lors de l’échauffement et pendant le match. Pour ces histoires de température de couleur et si l’on n’est pas dans l’urgence de transmettre ses photos, la prise de photos en RAW permet de gérer a posteriori ce paramètre. Merci photoshop. Cela prend évidemment plus de temps.

Quelle focale ? L’envie est tentante de régler son reflex sur 2.8 pour capter le maximum de lumière. Ce faisant et avec un téléobjectif, il n’y a quasi plus de profondeur de champ. C’est intéressant pour isoler le sujet mais toute la scène ne sera pas nette. Et quid des spectateurs ? c’est important de montrer que les filles n’étaient pas seules sur le terrain mais au contraire, largement scrutées, radiographiées, analysées, disséquées par le public. Donc il faut jouer avec sa focale et arbitrer entre la quantité de lumière qui entre dans l’objectif et la profondeur de champ afin d’avoir une scène la plus nette possible, tout en conservant le maximum de détails. La difficulté des photos réside dans el fait que derrière les buts, il y a une bâche qui couvre la largeur du terrain représentant des joueuses. On en arrive à) confondre, la bâche, les joueuses, les représentations des joueuses, le ballon et les représentations de ballons. un bel embrouillamini 🙂

Il est intéressant de saisir des expressions de joueuses. Mais sur une scène d’action, s’il n’y a pas de ballon, alors la photo ne vaut pas grand chose. Il faut que le ballon apparaisse dans l’aire de jeu et qu’il soit visible. Ainsi, on comprend immédiatement de quel sport il s’agit. Donc N-B, inclure le ballon dans mes prises de vue…

Enfin dernier point avant la suite, il faut régler la vitesse. Au minimum équivalente à 1/longueur focale pour éviter tout flou de bouger. Compte tenu du fait que les handballeuses bougent beaucoup et en tout sens, figer le mouvement va être compliqué, inutile d’en rajouter en passant outre cette règle. J’ai lu quelque part qu’il fallait même doubler cette longueur focale pour s’assurer une photo nette. Ce qui sera de toute façon le cas.

Il faut évidemment connaitre le sport a minima pour connaitre les actions des joueuses, les moments forts ou intense à capter. Et ne pas se laisser distraire par ce qui se passe dans la salle ou se pose en spectateur du match. Il faut au contraire s’affranchir de cet environnement et rester concentré sur les actions et leur anticipation.

Et puis il faut shooter. L’avantage du numérique est que l’on peut contrôler, ajuster ses réglages et shooter de nouveau. Dernier point très important. En salle de presse, à la mi-temps, il ne faut pas regarder les photos des autres photographes qui défilent sur leur écran avant d’être transmises à leur journaux respectifs. C’est à ce moment là que l’on se dit, mince, les réglages c’est incontournable mais le matériel alors ! Le 70-200mm que l’on m’a prêté et qui ouvre à 2.8 fait triste mine. Que dire de mon 100-400 mm qui lui n’ouvre pas à 2.8 … Il faut vraiment être spécialisé pour posséder un Canon 1d avec le mode rafale qui convient parfaitement avec son doubleur de focale intégré et un 400 mm focale fixe mais qui ouvre à 2.8…

N-B : mettre un canon focale fixe 400 mm, un canon 1d avec doubleur de focale dans ma liste pour le Père Noël ? non, j’oublie.

Dans quelques jours, j’aurai fini de traiter mes photos et celle-ci seront visibles dans la rubrique Galerie/Handball féminin – Finale de la Coupe de la Ligue 2015.

En attendant, vous trouverez ci-dessous quelques images 🙂

 

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L’internationale norvégienne, Stine Bredal Oftedal, en action, 10 buts sur 15 tentatives

 

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l’internationale Alice Levêque

 


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This Article has 6 Comments

  1. Loic TRIPIER says:

    C’est un bon début malgrès les contraintes du materiel.
    Le N&B est discutable car ici il y a des nuances de gris qui se chevauchessent et rendent parfois la photo moins lisible, la faut à la grande bache.

    Il n’y a pas de doubleur sur le 1D et à 400mm il n’est pas utile sauf pour des portraits très serrés du gardien opposé. La rafale ne change rien elle permet juste d’assurer la photo mais entre 7img/s et 10 la différence est infime.

    • Olivier says:

      C’est très juste ton analyse, je perds en effet beaucoup de détails avec le N&B, comme le ballon par exemple. Ce n’est peut-être pas si judicieux que ça. Dans la galerie je vais les laisser en couleur. Merci Loïc pour ce regard judicieux.

  2. Seb says:

    Pour une première, je trouve que tu t’en tires vraiment pas mal. J’aurai pensé que le 70-200 2.8 était un vrai couteau suisse pour le sport en salle… Tu sembles plutôt sceptique, pourquoi ? Trop court ?
    Et même avis que Loic : même si les N&B sont réussis, je les préfèrerais en couleur (mais ça reste subjectif) 😉

    • Olivier says:

      En fait, en salle de presse, j’ai regardé les shoots des pros du sport et j’ai remarqué qu’ils était peu sur des vues élargies que tout le monde a au final mais plus, sur les actions, à essayer de capturer des émotions, des sourires, des gestes d’énervement, de joie, des gestes etc. Le souci avec le 70-210 c’est que je n’étais pas suffisamment près à mon goût. J’ai donc pris mon 100-400 mm pour tenter de reproduire ce que j’avais vu et qui m’avait plu. Mais il n’ouvre pas à 2.8 ! donc j’ai un peu de bruit car je suis monté en iso (j’étais à 800/1000e en vitesse) que je rattrape en post prod. Mais bon, cela reste très relatif, le 70-210 est tout de même génial avec cette ouverture, j’ai réalisé un des trois matches entièrement avec cet objo.
      Sinon, je suis ok avec le n&b vs couleur. Comme je le disais à LoÏc, je me rends compte que je perd pas mal de détail avec le N&B.

  3. Donlope says:

    Je crois que je ne vais que répéter ce qu’ont dit mes camarades 🙂 Bon début, même si j’aimerais voir la couleur. J’aime particulièrement la première photo avec ces très belles expressions de joie.
    Après, la photo est une question de compromis et de choix, je trouve que tu t’en es bien tiré avec ce que tu avais comme matériel

    • Olivier says:

      Merci Sébastien, j’ai mis les photos en couleurs des trois matches dans la partie galerie. Je privilégie le N&B mais c’est vrai que cela ne s’y prête pas forcément dans le cas présent. Je pense que quelqu’un de très bon avec le même matériel aurait fait mieux mais je suis tout de même content !


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